Attaque à l’arme blanche à Marseille : un homme, soupçonné d’avoir blessé au moins cinq personnes, abattu par la police

Un homme soupçonné d’avoir blessé plusieurs personnes avec une arme blanche dans le centre-ville de Marseille a été abattu par des tirs de la police nationale française, mardi après-midi, 2 septembre. Au moins cinq victimes ont été hospitalisées, dont une dans un état critique, selon le procureur de la République, Nicolas Bessone.
Selon le parquet, le suspect est un ressortissant tunisien en situation régulière, qui venait d’être expulsé de son hôtel, rue des Petites-Maries, dans le 1er arrondissement, vers 14h45. Il est ensuite revenu armé de deux couteaux et d’une matraque, et a porté un coup de couteau au flanc d’un colocataire. Cette première victime est la plus gravement touchée, son pronostic vital étant engagé.
L’assaillant a ensuite porté plusieurs coups de couteau au gérant de l’hôtel, avant de le poursuivre dans la rue où il s’enfuyait avec le fils du propriétaire, qu’il a poignardé dans le dos. Le gérant et le fils du propriétaire, en état “d’urgence relative”, sont “définitivement sauvés”, a assuré le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, présent sur les lieux.
Nicolas Bessone a détaillé que l’agresseur a ensuite “poursuivi son périple criminel en se rendant dans un snack à proximité et a essayé de porter des coups de couteau sur le gérant et en essayant de blesser des clients”. Mis en fuite, il s’est retrouvé cours Belsunce où il a “tenté de blesser des gens à l’aveugle en leur portant des coups de matraque à la tête. Les fonctionnaires de police vont lui demander de lâcher ses armes et le neutraliser. Il décède à 15h26” malgré les tentatives de réanimation. Le procureur a également déclaré qu’il avait “proféré un certain nombre de paroles” qui sont “en cours de vérification”.
L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a été saisie de l’enquête. Bruno Retailleau a souligné que la patrouille qui est intervenue était celle de la police aux frontières, en mission de lutte contre l’immigration irrégulière, affirmant que “sans eux, il y aurait eu d’autres victimes”.
Le ministre a précisé que l’assaillant, porteur d’une carte de séjour expirant en 2032, avait des antécédents judiciaires et avait fait l’objet d’un article 40 du préfet de l’Hérault fin août pour des propos antisémites.
La police judiciaire de Marseille est saisie des chefs de tentative d’homicide volontaire et d’homicide volontaire sur personnes dépositaires de l’autorité. Le Parquet national antiterroriste est actuellement en observation de la procédure, et la qualification de l’acte en terrorisme est à l’étude.
Un témoin a rapporté à l’AFP que la police est arrivée “très vite”. “Ils ont essayé de l’arrêter devant un fast-food et là, l’homme a essayé d’attaquer un policier au couteau. Le policier a crié ‘arrête-toi, arrête-toi’, avant d’entendre des tirs”, a-t-il ajouté.
Bruno Retailleau (Les Républicains) a commenté l’incident en réitérant sa position sur l’immigration : “Quand parfois j’ai créé la polémique, pour indiquer que parfois l’immigration n’était pas dans toutes les conditions nécessairement une chance, il y a des parcours qui sont des bons parcours, mais on doit faire très attention à ceux et celles qu’on accueille”.
De son côté, le maire de Marseille, Benoît Payan, a réaffirmé que la ville “manque toujours d’effectifs de police”.
Le périmètre a été entièrement bouclé vers 16h, et deux lignes de tramway ont été interrompues. Une tente de la police scientifique a été installée devant un fast-food, et des bâches noires recouvraient la terrasse.

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