
La Syrie récupère 23 pièces archéologiques rares prêtées à l’Institut du Monde Arabe à Paris
Damas – Paris
La Syrie a officiellement récupéré 23 pièces archéologiques d’une valeur historique exceptionnelle qui étaient prêtées à l’Institut du Monde Arabe à Paris depuis 2011. Ce retour coïncide avec la visite officielle du président français Emmanuel Macron à Damas et marque une nouvelle étape dans la coopération culturelle entre les deux pays
Des trésors de retour dans leur pays d’origine
Les objets restitués couvrent une vaste période de l’histoire syrienne, allant de la Préhistoire jusqu’à l’époque islamique. Parmi les pièces les plus remarquables figurent la statue de Migi Mari, découverte sur le site antique de Tell Hariri (Mari), des inscriptions safaïtiques rares, ainsi que des fragments d’une frise funéraire de Palmyre illustrant une scène de chasse, accompagnés d’inscriptions en langue palmyrénienne
La collection comprend également des fragments de fresques provenant du Qasr al-Hayr al-Gharbi et un panneau de porte en bois finement sculpté issu de la citadelle de Jaabar, dans la province de Raqqa
Un retour retardé par la guerre
Initialement, ces œuvres devaient être restituées en 2014. Toutefois, le conflit en Syrie avait conduit les autorités syriennes et françaises à prolonger leur conservation à Paris afin d’assurer leur protection face aux risques de destruction et de pillage.
Aujourd’hui, leur retour est considéré comme un symbole du rétablissement progressif de la coopération culturelle et de la volonté commune de préserver le patrimoine historique syrien
Le patrimoine, une priorité nationale
La Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie a réaffirmé que la récupération des biens culturels syriens conservés ou exportés à l’étranger demeure une priorité nationale. Elle a également appelé les organisations internationales et les États partenaires à renforcer leur coopération afin de faciliter le retour des antiquités syriennes sorties illégalement du territoire
Cette restitution représente bien plus qu’un simple transfert d’objets historiques : elle constitue le retour d’une partie de la mémoire et de l’identité culturelle de la Syrie, héritage essentiel de la civilisation mondiale



